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Les organismes communautaires lancent un cri d’alarme

Article paru dans le Journal de Sherbrooke

À bout de souffle, les 250 organismes d’action communautaire de l’Estrie sonnent l’alarme et demandent au gouvernement un investissement d’urgence pour le financement de leur mission.

 Par la même occasion, ces organismes réclament la fin des compressions budgétaires dans les services publics et programmes sociaux.

Dans le cadre d’une campagne nationale, des organismes de l’Estrie descendront dans la rue, le mardi 8 novembre, sur l’heure du midi, dans le but de dénoncer l’attitude du gouvernement. Les organismes se donneront rendez-vous vers 9 h 30 au Carrefour de solidarité internationale.

Malgré les annonces d’investissement en santé et en éducation, lors de la mise à jour économique du gouvernement, le 25 octobre dernier, rien ne laisse présager une amélioration des conditions de vie pour une large partie de la population.

Les gens, particulièrement les plus vulnérables, s’appauvrissent et sont de plus en plus isolés. Pour tenter de trouver de l’aide et du réconfort, ces gens se réunissent autour des groupes d’action communautaire. Ils veulent se donner une voix afin de réclamer le respect de leurs droits.

«Plusieurs organismes doivent désormais avoir recours à des listes d’attente, faute de pouvoir répondre aux demandes de plus en plus nombreuses de la population. On ne voyait pas ça auparavant, se désole Sébastien Laberge, directeur de Partage Saint-François.

C’est sans compter que plusieurs secteurs ne reçoivent aucune indexation de leur subvention, même si les coûts de fonctionnement augmentent sans cesse.

«Les tarifs d’Hydro-Québec, les coûts de loyer, les frais de télécommunication, tout ne cesse d’augmenter», dénonce Guy Boucher, directeur de Famille Espoir.

«Certains doivent faire face à des fermetures économiques, des réductions d’heures d’ouverture et du personnel épuisé», s’insurge pour sa part Line Lecours, directrice de Promotion Handicap Estrie.

«Dans un tel contexte, comment pouvons-nous soutenir la population», questionne cette dernière.

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